Je viens de relire mon dernier message, et suis particulièrement étonné par mon optimisme
. Voilà, les écrits sont terminés. Deux semaines de révision, puis trois semaines de concours qui se sont terminés vendredi dernier. C’est dingue quand même, deux ans de prépa, de réclusion sociale et de déchéance physique, qui se jouent en trois semaines. Je salue les petits génies qui se sont cassés une jambe le 23 avril, persuadé qu’ils envisagent l’année prochaine avec tout le bonheur du monde.
Bah voilà ça fait bizarre, en trois jours je suis allé trois fois au cinéma, c’est à dire en fait autant de fois que l’année dernière. Je retrouve mes amis avec tellement de plaisir, avec un poids en moins. Je fais tout au ralenti, histoire de profiter de chaque petite parcelle du temps que je passe dans cette bulle de sérénité. Bien sur, tout n’est pas joué… je ne suis pas à l’abri d’une fausse joie, qui se traduira par des résultats catastrophiques aux écrits, ou encore pire d’un blanc révélateur de mon incompétence aux oraux. Enfin, who cares, je profite de l’instant présent. Et puis une année en plus ça ne serait pas tellement la mort, ça serait vraiment différent.
Que dire autrement ? depuis trois jours je fais du travail manuel
: je construis un labo photo avec mon père. Tadam ça va être terrible, ma petite chambre noire à moi dans laquelle je pourrai passer des nuits blanches à faire des photos en noir et blanc.
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